Dans un contexte où les établissements de santé font encore face à des défis liés à la gestion des informations médicales, à l’accès aux soins et à la rapidité de prise en charge, les autorités sanitaires misent désormais sur les outils numériques pour renforcer l’efficacité du système de santé.
Présenté comme une feuille de route pour les cinq prochaines années, le Plan stratégique national de santé numérique vise à transformer progressivement la manière dont les services de santé sont organisés et accessibles aux populations.
Le programme prévoit notamment l’introduction et le renforcement de solutions numériques pour la gestion des dossiers médicaux, la collecte et l’analyse des données sanitaires, ainsi que le suivi des patients. À travers ces dispositifs, les autorités espèrent améliorer la coordination entre les structures de santé et faciliter la prise de décision dans la gestion des politiques sanitaires.
Pour les populations, l’objectif affiché est d’améliorer l’accès aux soins et de réduire les délais de prise en charge dans les formations sanitaires. La digitalisation des informations médicales devrait également contribuer à une meilleure traçabilité des données, un enjeu important pour la gestion des urgences sanitaires et la planification des interventions de santé publique.
Le gouvernement entend également renforcer la transparence dans la gestion du système de santé et améliorer la disponibilité des informations sanitaires, aussi bien pour les professionnels de santé que pour les décideurs publics.
Doté d’un budget global estimé à 29 milliards de FCFA, le plan s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique engagée par l’État camerounais dans plusieurs secteurs, notamment l’administration publique, l’éducation et les services sociaux.
La mise en œuvre de cette stratégie devrait ainsi mobiliser différents acteurs, parmi lesquels les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers ainsi que les professionnels de santé, afin d’accompagner la transition numérique du secteur sanitaire.
Au-delà de l’aspect technologique, les autorités présentent ce plan comme un levier pour renforcer l’équité dans l’accès aux services de santé et rapprocher davantage les soins des populations, en particulier dans les zones où les infrastructures sanitaires restent limitées.
