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Nah Moussa : la laverie auto, un tremplin pour réaliser ses projets de vie

A 25 ans, ce jeune Camerounais a quitté sa terre natale à l’Ouest pour rejoindre la capitale du pays, Yaoundé, avec pour objectif de s’acheter un taxi. Pour l’atteindre, il pratique temporairement l’activité de laverie automobile, qui selon lui, est assez lucrative.

Léonel Douniya
Publié le 28 juin 2024
Mis à jour le : 28 juin 2024
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Nah Moussa exerce l’activité de laveur de voitures depuis 5 mois, au sein de la « laverie Njoya », située sur la nouvelle route Etoa-Meki, dans la ville de Yaoundé.

Je lave tout type de voitures, les petites Yaris, les Yaris Verso, les Berlines, les têtes de cochon… Tout type de voitures en fait.

précise-t-il.

Il arrive dans son lieu de travaille tous les jours dès 8h. Par jour, il peut laver cinq à dix véhicules. Une activité répétitive, mais passionnante pour lui :

quand je lave, je commence par les pneus, ensuite, les garde-boues. Je retire la poussière et la boue, puis j’attaque l’intérieur, je savonne bien partout à l’intérieur et à l’extérieur. Je brosse également les chaises qui ne sont pas en cuir

rapporte-t-il.

Un processus, qui varie en fonction des préférences du client.

La manière de laver dépend de la commande du client. Il peut me demander de ne pas faire certaines choses. J’exécute simplement cela

avoue-t-il.

Laver les véhicules, une passion

Regard étincelant, chaleureux sourire, il accueille chaque client avec un souci du détail qui ne passe jamais inaperçu, même si dans leur laverie, les outils de travail sont encore archaïques. Lorsqu’il est en exercice, il est à la quête de la perfection pour chaque goutte d’eau utilisée, et chaque coup de chiffon passé. Armé de ses éponges et des produits de nettoyage, il s’affaire avec minutie à révéler la véritable beauté de chaque véhicule qui lui est confié. Chaque mouvement est exécuté avec précision, chaque tâche accomplie avec soin, témoignant de sa passion pour son métier. Une attitude professionnelle qui lui vaut l’appréciation tous azimuts des clients et de ceux qui l’entourent.

Sincèrement, mon collègue Nah Moussa travaille de manière très ardue et responsable. En plus, il est honnête. Il s’adonne vraiment à son travail, la majorité des clients sont toujours satisfaits. Les taxis qui entrent ici, même les personnels, tout le monde est satisfait de son travail,

affirme Armel, son collègue.

Par véhicule lavé, Moussa est payé entre 1000 FCFA et 2 500 FCFA. En fin de journée, il se retrouve généralement avec 5000 FCFA, voire plus. Ce gain lui permet de prendre soin de lui-même. Son activité n’est pas toujours de toute quiétude. Il fait régulièrement face à des clients délicats, voire grincheux, qui n’hésitent pas à émettre des complaintes sur le service rendu.

Il y a certains chauffeurs qui dérangent. Il y a d’autres qui haussent le ton disant qu’on a mal lavé leur voiture, mais on supporte seulement leurs caprices. Vu que c’est eux qui nous payent

reconnait-il.

Sauf que parfois, les caprices vont beaucoup trop loin et Moussa se sent obligé de laisser partir le client sans payer.

Il y a certains chauffeurs qui sont conscients, lorsque tu leur demandes de partir, ils préfèrent te donner ton argent, et il y a d’autres qui s’en vont comme ça.

regrette Moussa.

Malgré les difficultés auxquelles il fait face, Moussa garde le moral haut et travaille avec plus d’ardeur pour pouvoir subvenir à ses besoins et atteindre ses objectifs.

Une activité temporaire

Moussa pratique temporairement l’activité de laverie de voiture. Il a quitté sa terre natale, dans le département du Noun, région de l’Ouest pour rejoindre la capitale Yaoundé, avec pour rêve de devenir chauffeur et propriétaire de taxi. Selon lui, la laverie auto est une étape pour atteindre cet objectif.

C’est pour un bout de temps, je suis juste de passage ici. Moi, je voulais obtenir le permis de conduire. Je l’ai eu récemment, maintenant, je veux avoir la capacité. C’est ce qui me retient encore là. Je collecte encore de l’argent pour pouvoir le faire,

indique t-i-il.

Dans une société marquée par un taux élevé de chômage, Moussa s’est donné pour but de sortir de la pauvreté, ce, en mettant à profit son ingéniosité. Il rêve de devenir chauffeur de taxi, et d’en être le propriétaire.

Pour son entourage, Nah Moussa incarne le laveur de voitures qui allie expertise technique, passion et dévouement envers son activité. Fort de son caractère sociable, il est toujours prêt à offrir le meilleur service possible, avec le sourire qui ne le quitte jamais des lèvres.


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