Cette vidéo, qui a rapidement circulé sur WhatsApp, Facebook, X et TikTok, montrait une inspection musclée menée par la deuxième adjointe au maire de Yaoundé 7, madame Elvire Evouna Eyengue, dans les locaux de production d’Oyom-Abang et Nkolbisson. Dans cette séquence filmée à la hâte avec un téléphone, l’élue dénonçait la présence supposée d’asticots et de vers de terre dans les salles de fabrication et s’interrogeait sur le respect des normes d’hygiène par le personnel, ses mots résonnant sur toutes les timelines camerounaises sous les hashtags #BlédOrGate et #PainSouillé.
Face à cette polémique, le promoteur de la boulangerie, M. Kueka Francis Rostant, a convoqué le 12 janvier 2026 une conférence de presse dans les locaux du complexe commercial Blé d’Or à Nkolbisson, afin de présenter sa version des faits et de défendre l’image de ses établissements.
Dans sa déclaration, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « cabale » à l’encontre de ses structures et a contesté la légitimité de cette inspection, rappelant que depuis près d’une dizaine d’années, les services d’hygiène de la mairie réalisent eux-mêmes les contrôles et qu’il n’a jamais été confronté à une intervention personnelle de la deuxième adjointe au maire, avec laquelle les relations sont tendues en raison d’un harcèlement récurrent envers ses établissements. Pour étayer sa défense, le promoteur a présenté le Certificat de Conformité N° 000283-2025 délivré par l’Agence des Normes et de la Qualité (ANOR) et valable jusqu’au 13 novembre 2026. Ce document atteste que les produits fabriqués à l’usine de Nkolbisson, notamment les pains Gros Pain, Cycliste et Bâtard, sont conformes à la norme camerounaise NC 213 :2013.
Selon le certificat, l’ANOR a procédé à une analyse d’échantillons, à un audit du système de production, à une inspection des étiquettes et à une vérification complète des installations.
Ce certificat est notre bouclier. Il prouve que notre démarche qualité est reconnue et validée par l’autorité nationale compétente ,
a souligné M. Kueka Francis Rostant, précisant qu’il entend saisir toutes les autorités compétentes, y compris judiciaires, afin qu’une contre-expertise soit réalisée et que cette prétendue machination cesse.
La conférence de presse a été suivie d’une visite guidée des salles de production sous la supervision du promoteur et de son responsable de production, M. Tchoupou Ulrich, afin de permettre aux journalistes de constater directement les conditions d’hygiène et les processus de fabrication appliqués dans les établissements. Cette initiative avait pour objectif de présenter un contrepoint concret aux images relayées par la vidéo virale, permettant ainsi aux médias et au public de « toucher du doigt la réalité des faits ». Dans cette affaire, qui oppose une vidéo virale à un certificat officiel d’État, et une parole politique à une parole économique, l’opinion publique reste suspendue aux conclusions des investigations promises par les autorités compétentes.
Le promoteur de Blé d’Or a conclu sa déclaration en rappelant que la réputation de ses établissements, bâtie au fil des années grâce à des investissements considérables et des sacrifices financiers importants, ne saurait être compromise par des accusations qu’il juge légères et infondées.
