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Santé

Prise en charge des enfants malades de cancer : le plaidoyer de Mori’sChild

À l’occasion de la commémoration de la Journée internationale du cancer de l'enfant le 15 février 2025, l’association humanitaire a invité les sympathisants et les membres à participer à la prise en charge des enfants malades de cancer. C’était au cours de la célébration des natifs du mois de février au service Hémato oncologie de la fondation Chantal Biya.

Gaïtano Tsague
Publié le 17 février 2025
Mis à jour le : 18 février 2025
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Prise en charge des enfants malades de cancer : le plaidoyer de Mori’sChild

Une chimiothérapie pour mon anniversaire.

Ce slogan était au cœur de la célébration des natifs du mois de février à la Fondation Chantal Biya, le 15 février 2025, lors de la Journée internationale du cancer de l’enfant. L’idée derrière le concept, donner la possibilité aux membres et sympathisants de l’Association humanitaire de célébrer leur anniversaire avec les enfants atteints de cancers. Les natifs du mois de février ont coupé leur gâteau d’anniversaire au service Hémato oncologie de la Fondation Chantal Biya. Les cadeaux collectés sous forme de dons (pécuniaires ou matériels) permettront de contribuer au traitement des malades.

Au cours de cet événement, trois enfants malades ont reçu des enveloppes afin d’amortir le coût de leur chimiothérapie. Cette initiative témoigne de l’engagement de Mori’sChild dans l’amélioration des conditions de vie des enfants malades.

Sans se substituer à l’aide qui est déjà mise en place, nous avons pensé que tout enfant malade, atteint de cancer a droit à l’éducation, à la culture et aux loisirs. Je célèbre la vie après les perfusions avec mes bébés aujourd’hui. Les natifs de février s’associent au concept…,

affirme Ruth-Grace Ngo Nyobe, fondatrice de Mori’sChild.

Maintenir le cordon de l’éducation

Plusieurs activités ont meublé la cérémonie. Il s’agit entre autres de l’atelier d’initiation au dessin. Chacun son pinceau à la main, les enfants ont fait montre de leur créativité sur des papiers de formats A4 et des tableaux destinés à la peinture. Les produits finaux sont divers : soleil ; voitures ; maisons ; fruits, etc. L’exercice est encadré par les membres et les sympathisants de l’Association. Le temps d’une journée, les petits, perfusions fixées sur les veines et bandes sur la tête et autres parties du corps ont oublié leurs souffrances.

Nous continuons de penser que chacun a quelque chose à faire. Pour nous, c’est le sourire au quotidien des enfants atteints de cancer et leurs familles. C’est aujourd’hui et pas demain. À côté des anniversaires que nous célébrons tous les mois, nous avons aussi la fête des mères, la fête des pères. Nous célébrons les papas et les mamans pour leurs efforts, parce que ce n’est pas facile,

précise la présidente fondatrice de Mori’sChild.

Célébration sous le signe de l’espoir

La sensibilisation était également au rendez-vous de ce 15 février à la Fondation Chantal Biya. Les parents sont alertés sur les signes avant-coureurs des cancers pédiatriques. Ces derniers sont interpellés sur l’urgence de ne négliger aucun changement sur le corps ou le comportement de l’enfant. Des recommandations que Marie Blanche Ndjip, 44 ans, écoute avec attention. La mère de quatre enfants est au service Hémato oncologie de la Fondation Chantal Biya avec son fils depuis, le 13 janvier 2025. À cette date, son troisième enfant, Serge Junior a été diagnostiqué atteint de leucémie. Les actions comme celles de Mori’sChild lui rappellent que le cancer de l’enfant se soigne.

Je vois qu’il y a des enfants qui sont passés par là et qui ont recouvré la santé. Cela nous rassure de savoir qu’il y a un espoir de guérison. Nous remercions Mori’sChild qui nous rappelle sans cesse que tout n’est pas perdu,

argue Marie Blanche Ndjip, parent.

Depuis sa création en 2021, l’Association portée par Ruth-Grace Ngo Nyobe a déjà aidé 226 enfants malades. Parmi eux, 40 familles ont bénéficié de l’aide individuelle de l’Association humanitaire à travers un traitement complet. Ces chiffres permettent à d’autres malades comme Maximilien Fotso de garder espoir. L’élève en classe de première D dans un établissement d’enseignement secondaire de la place souffre d’une tumeur maligne à la jambe gauche. À 17 ans, le jeune homme ne rêve pas que de recouvrer la santé. Il rêve également de devenir médecin oncologue, afin de venir en aide à ceux qui, comme lui, souffrent ne demandent rien de plus que la santé.

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