Du 4 au 17 septembre 2026, le Forum d’Engagement des Jeunes du Monde (FEJEM) lance à Édéa « Bell 4 School », première action de la First Bell Initiative. L’objectif : mobiliser citoyens, entreprises, associations, médias et acteurs du territoire pour accompagner plus de 150 enfants en situation de vulnérabilité à l’heure où la rentrée scolaire est prévue ce lundi 7 septembre. Au-delà des fournitures scolaires, l’initiative pose une question plus large : que sommes-nous prêts à faire, collectivement, pour l’éducation des enfants de notre territoire ?
C’est à cette réalité très concrète que la First Bell Initiative entend répondre à Édéa. Portée par le Forum d’Engagement des Jeunes du Monde (FEJEM), l’initiative lance, du 4 au 17 septembre, Bell 4 School, son premier projet dans le cadre de son Community Education Project. L’ambition est simple : mobiliser la communauté afin de permettre à +150 enfants en situation de vulnérabilité de commencer l’année scolaire avec les fournitures essentielles.
La rentrée comme point de départ
Dans de nombreuses familles, la rentrée concentre en quelques semaines une série de dépenses difficiles à absorber : frais scolaires, fournitures, transport, équipement des enfants. Pour les ménages les plus fragiles, cette période peut accentuer des inégalités déjà existantes.
Bell 4 School fait le choix d’intervenir sur un besoin précis, immédiatement identifiable et directement mesurable : l’équipement scolaire. Le principe est volontairement simple. Un kit représente un sac, plusieurs cahiers, stylos et outils d’accompagnement. L’objectif de la campagne est de réunir les ressources nécessaires pour accompagner 150 enfants.
Mais chacun peut entrer dans la mobilisation à son niveau : donner, offrir des fournitures, soutenir la logistique, relayer la campagne ou mobiliser son propre réseau.
Quand une communauté devient actrice
Le choix du digital n’est pas anodin. Pendant quatorze jours, la campagne investira les plateformes numériques pour transformer une opération locale en mouvement collectif. L’enjeu sera autant de réunir des ressources que de faire circuler l’idée selon laquelle l’éducation peut aussi être une responsabilité partagée à l’échelle des communautés.
Citoyens, acteurs publics et privés, organisations de la société civile, médias, leaders communautaires et membres de la diaspora sont ainsi invités à rejoindre la mobilisation.
Une entreprise peut financer plusieurs kits. Une association peut organiser une collecte. Un média peut donner de la visibilité à la campagne. Un citoyen peut contribuer à hauteur de ses moyens ou simplement transmettre le message à trois personnes. Le modèle est élémentaire, mais sa portée est plus ambitieuse : faire de la solidarité une forme de participation citoyenne.
« Nous voulons faire de l’éducation une cause autour de laquelle une communauté se rassemble et agit », explique Jacques Arthur MBII, président du FEJEM. « Bell 4 School est notre première cloche. »
Cette formule dit l’essentiel du projet. La « première cloche » n’est pas seulement celle qui annonce une rentrée. Elle symbolise le lancement d’une initiative appelée à inscrire la mobilisation autour de l’éducation dans la durée.
Ne pas réduire l’enfant à sa vulnérabilité
L’autre enjeu est celui du regard porté sur les bénéficiaires. Bell 4 School cible des enfants en situation de vulnérabilité, notamment issus de familles et communautés confrontées à des difficultés économiques ou à des situations sociales particulières.
Le sujet n’est pas de montrer ce qui manque à ces enfants, mais de rappeler ce qu’ils peuvent devenir. Un cahier ne crée pas à lui seul une réussite scolaire. Un sac ne résout pas une difficulté économique. Mais permettre à un enfant de franchir le portail de son école avec le matériel nécessaire est une manière concrète de lui dire qu’il compte et que son avenir compte.
Cette nuance est importante et elle fait de Bell 4 School non pas une opération de charité ponctuelle, mais un acte de solidarité autour d’une conviction : investir dans les conditions d’apprentissage, c’est aussi investir dans le potentiel d’un territoire.
D’Édéa à un modèle de mobilisation
C’est dans cette perspective que le FEJEM inscrit First Bell Initiative dans une ambition plus large de transformation communautaire.
Pour Jacques Arthur MBII, l’éducation constitue l’un des espaces à partir desquels une communauté peut retrouver une capacité d’action collective autour de la philosophie du Rebuntu ” Je suis parce que nous sommes “.
Bell 4 School constitue ainsi un premier test grandeur nature. Peut-on réunir, en quelques jours, des citoyens, des entreprises, des organisations et des relais communautaires autour d’un objectif commun ? Peut-on transformer les réseaux sociaux en réseaux de solidarité ? Peut-on faire d’une action locale un rendez-vous collectif ? La réponse sera mesurée le 19 septembre.
Le 19 septembre, la cloche sonnera à Édéa
Après deux semaines de mobilisation, la campagne s’achèvera le 19 septembre 2026 par le Bell Day, à Édéa. La journée réunira les enfants bénéficiaires, leurs familles, les partenaires et les acteurs ayant participé à la mobilisation. Elle donnera lieu à la remise des fournitures scolaires, mais aussi à un autre temps fort : le Bell Talk.
Autour du thème « Et moi, qu’est-ce que je peux faire ? Jeunesse, confiance en soi et pouvoir d’agir », cette conversation prolongera la question matérielle par une question plus fondamentale : celle de la capacité de chacun à agir sur son environnement.
Car c’est peut-être là que se trouve le véritable pari de First Bell. Commencer par un cahier pour parler d’éducation. Commencer par 150 enfants pour parler de communauté. Et faire de la rentrée non pas seulement un moment où l’école recommence, mais un moment où une communauté décide, elle aussi, de commencer quelque chose.
Du 4 au 17 septembre, nous sommes donc invités à nous mobiliser. La première cloche est sur le point de sonner.

