Le système de santé camerounais fait un grand pas vers sa modernisation et sa digitalisation avec l’émergence de la plateforme de télémédecine Mediphone. Cette solution donne accès à des consultations de médecine générale, des conseils médicaux téléphoniques, des informations sur le choix des médecins et des hôpitaux, ainsi qu’au dossier médical patient 24h/7j et ce à moindre coût.
Cette plateforme est développée par MEDICARE Groupe qui est une entreprise dont la mission essentielle est de promouvoir l’accès aux soins en assurant leur qualité et leur équité, en optimisant leur coût et en mutualisant les ressources disponibles dans la téléconsultation, la télésurveillance et la télémédecine.
Aux côtés du ministère de la Santé publique et d’autres démembrements ministériels, nous entendons prendre part efficacement et utilement au développement de notre système sanitaire…,
a affirmé Dr Philippe Roland Ngandeu, CEO de Medicare et Président du SYNAMEC.
Désormais, c’est un coup de fil pour avoir accès directement à un médecin. Amélioration de la qualité des soins ; disponibilité et accessibilité de l’information, réduction des frais accessoires (transport, temps d’attente, etc.,) ; désenclavement des patients ; mutualisation des soignants ATCD et historique documents médicaux. Tout est désormais au bout d’un coup de fils au coût de 2 500 FCFA (consultation, rappel gratuit pendant 24H, ordonnance par lien sms). Toutes les pharmacies reçoivent ces ordonnances. Mediphone offre une assistance médicale téléphonique et un service médical par téléphone numéro court (8027), carnet médical numérique associé (MediFile) et paiement par GSM, partage avec vous votre dossier médical accessible gratuitement sur la plateforme www.medisoftcare.com
Mise en œuvre du plan stratégique national de santé numérique 2020-2024
Avec un médecin pour 7000 habitants au Cameroun, ceux-ci ne sont généralement pas accessibles par tous les patients. Pourtant, la Couverture Santé Universelle consiste à veiller à ce que l’ensemble de la population ait accès aux services préventifs, curatifs, palliatifs, de réadaptation et de promotion de la santé dont elle a besoin, et à ce que ces services soient de qualité suffisante pour être efficaces, sans que leur coût n’entraîne des difficultés financières pour les usagers. La résolution de l’Assemblée mondiale de la santé sur la santé numérique, approuvée à l’unanimité par les États membres en mai 2018, met en exergue la valeur des technologies numériques, à contribuer à la progression de la Couverture Santé Universelle.
La télémédecine donne l’opportunité aux personnes vivant dans des régions où l’accès aux services est limité, de bénéficier de soins sûrs et de qualité, à travers une interaction en temps réel entre le patient et son prestataire de soins, par vidéoconférence et par d’autres formes de communication en ligne et à distance. Toutes choses qui épousent parfaitement la vision de transformation du système de santé camerounais.
La santé numérique permettra : de répondre aux besoins de santé de la population et l’amélioration des conditions de vie par l’accès aux meilleurs soins de santé ; de garantir aux patients la prise de bonnes décisions sur leur état de santé et de jouir des soins de santé efficaces, efficients, et personnalisés ; d’impulser la Couverture Santé Universelle (CSU) qui va contribuer efficacement à une meilleure prise en charge des patients, et une surveillance des maladies émergentes ; de renforcer l’urbanisation des systèmes d’informations sanitaires ; d’assurer un flux des données durables, sécurisées et efficaces au sein du système d’information sanitaire. Mais également, de garantir la mise en œuvre standardisée des outils et logiciels du système ; d’améliorer l’infrastructure TIC qui est le socle du système d’information sanitaire ; promouvoir une forte utilisation des données pour la gestion des services cliniques, la prise des décisions de la santé individuelle, et la planification de la santé publique.
Malgré les efforts du gouvernement pour augmenter le nombre d’infrastructures de santé, l’offre de soins reste inégalement répartie sur le territoire. Le Cameroun a jusqu’à 2030 pour respecter l’objectif n°3 du développement durable, garantissant un accès à tous à la santé.
