L’arrêté conjoint signé par Laurent Serge Etoundi Ngoa, ministre de l’Éducation de base, et Pauline Nalova Lyonga, ministre des Enseignements secondaires, trace les grandes lignes d’une rentrée placée sous le sceau de la rigueur et de la continuité. L’année s’achèvera le 31 juillet 2026, après 11 mois rythmés par les cours, les congés et les examens officiels. Ce calendrier publié définit un découpage en trois trimestres. Le premier s’étendra du 8 septembre au 28 novembre 2025. Le deuxième sera marqué par deux séquences, la première allant du 1er au 19 décembre 2025 et la seconde du 5 janvier au 6 mars 2026. Le dernier trimestre connaîtra lui aussi deux phases, du 9 mars au 2 avril puis du 20 avril au 12 juin 2026.
Deux périodes de repos sont prévues. Les congés de Noël se tiendront du 19 décembre 2025 au 5 janvier 2026. Ceux de Pâques, du 2 au 20 avril 2026, coïncideront avec l’organisation des Jeux FENASCO, rendez-vous sportif majeur de la communauté éducative. Les épreuves officielles seront concentrées sur les mois de mai à juillet. Dans l’éducation de base, elles se dérouleront du 11 mai au 31 juillet 2026. Dans le secondaire, elles auront lieu entre le 13 mai et le 31 juillet 2026. Certaines dates sont déjà arrêtées, notamment les épreuves zéro du CEP et du MOCK prévues les 23 et 24 avril 2026. Les pratiques d’EPS se tiendront entre le 27 avril et le 15 mai. La prochaine rentrée scolaire est quant à elle fixée au 7 septembre 2026.
Le Conseil de cabinet tenu le 28 août 2025 sous la présidence du Premier ministre Joseph Dion Ngute a permis de dresser le bilan de l’année scolaire 2024-2025. Le ministre de l’Éducation de base a salué un taux de couverture des programmes de 94,75 % et des résultats records aux examens. Le Certificat d’études primaires a enregistré 91,5% de réussite, le First School Leaving Certificate 97,31% et le Common Entrance Examination 93,25%. Même dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, longtemps marquées par l’instabilité, les performances sont en nette amélioration grâce aux efforts conjoints des différents acteurs. Du côté des enseignements secondaires, le taux de couverture des programmes est estimé à 89,8% en présentiel et 53,13% en distantiel. Les résultats aux examens confirment une progression. La Direction des examens et concours a enregistré un taux de réussite de 69,9%, tandis que l’Office du Baccalauréat affiche 46,53%.
Les réformes en marche
Le gouvernement entend capitaliser sur ces acquis. Dans l’éducation de base, les priorités portent sur la gratuité effective du primaire public, à travers l’octroi du paquet minimum et l’allocation de crédits aux établissements. Un budget de 4 milliards de francs CFA est également prévu en 2025 pour soutenir les écoles primaires et maternelles privées. D’autres mesures concernent la formation continue des instituteurs récemment recrutés, la régularisation des vacations d’examens, la délivrance des actes de naissance aux élèves qui en sont encore dépourvus et la poursuite du dialogue avec les syndicats. Au niveau secondaire, les autorités mettent en avant l’innovation pédagogique et l’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans l’enseignement. La professionnalisation des formations et la digitalisation des processus éducatifs restent au cœur de la stratégie.
L’année 2025-2026 porte les ambitions d’un État qui veut renforcer la qualité de son école et réduire les disparités régionales. Derrière les dates officielles se cachent de véritables défis, notamment l’amélioration des infrastructures, la formation des enseignants et le financement durable des réformes. Chaque rentrée au Cameroun est porteuse d’espoir et de défis. Celle du 8 septembre prochain s’annonce comme une étape décisive pour consolider les acquis et accélérer la transformation d’un système éducatif en quête de performance et d’équité.
