Depuis la 28ᵉ Assemblée générale de la Croix-Rouge Camerounaise, Cécile Akame Mfoumou assure de nouveau la présidence de l’institution. Juriste de formation et membre du Conseil de direction de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge depuis 2022, elle pilote les stratégies nationales et participe aux orientations régionales et internationales de l’action humanitaire.
Durant son premier mandat, la Croix-Rouge Camerounaise a pris en charge plus de 170 000 patients dans ses centres de santé, dont près de 90 000 enfants de moins de cinq ans. Des interventions humanitaires ont permis la distribution de vivres, de semences, d’eau potable et d’abris à des dizaines de milliers de personnes affectées par des catastrophes naturelles ou des conflits. L’organisation a mis en place un protocole d’actions précoces contre les inondations dans l’Extrême-Nord. Ce dispositif vise à anticiper l’impact des crues sur les populations et à coordonner l’intervention des équipes locales.
Les comités locaux ont été renforcés avec des équipements supplémentaires, des véhicules et des formations adaptées. Ces structures jouent un rôle central dans la planification et la mise en œuvre des projets humanitaires. L’hôpital Henry Dunant, à Yaoundé, a été réhabilité et constitue désormais un centre de référence pour les soins spécialisés. Cette infrastructure permet de centraliser les interventions médicales et de former le personnel soignant.
Un deuxième mandat plein de défis
Le second mandat prévoit la poursuite de la modernisation de l’hôpital Henry Dunant et le renforcement du réseau des centres de santé et des comités locaux. La mise en place d’un système d’alerte précoce pour anticiper les catastrophes naturelles est également prévue, afin d’améliorer la rapidité et l’efficacité des interventions humanitaires sur l’ensemble du territoire.
La diversification des sources de financement constitue une priorité du second mandat. La Croix-Rouge Camerounaise prévoit de combiner contributions publiques, soutien privé et partenariats communautaires pour garantir l’autonomie de ses opérations. L’institution entend également maintenir la neutralité et l’impartialité dans toutes ses interventions, notamment dans les zones sensibles sur le plan politique et social. Sur le terrain, la présidente effectue régulièrement des visites dans les centres de santé, les camps et les comités locaux pour suivre l’état des opérations et ajuster les stratégies.
Ces visites permettent de mesurer l’efficacité des interventions, de contrôler la distribution des aides et d’optimiser l’utilisation des ressources. Les zones les plus exposées aux crises climatiques et sanitaires, telles que l’Extrême-Nord, font l’objet d’une attention particulière. Le premier mandat a également été marqué par l’introduction de réformes structurelles. Les procédures internes ont été optimisées pour accélérer la prise de décision et la mise en œuvre des projets.
Le suivi des interventions a été renforcé grâce à des systèmes de reporting adaptés aux contextes locaux, permettant un contrôle régulier des actions sur le terrain. Dans le domaine de la santé, les activités ont porté sur la vaccination, la prise en charge des pathologies courantes, les consultations médicales et la sensibilisation des populations aux bonnes pratiques sanitaires.
Les programmes de prévention et de préparation aux crises ont été développés pour réduire l’impact des catastrophes naturelles et améliorer la résilience des communautés. Le protocole d’actions précoces contre les inondations dans l’Extrême-Nord a permis de réduire les pertes matérielles et humaines lors des crues. Les comités locaux sont équipés et formés pour intervenir rapidement et efficacement en cas de catastrophe.
Déploiement des systèmes d’alerte et renforcement territorial
Les priorités du second mandat incluent l’expansion des systèmes d’alerte précoce à d’autres régions vulnérables, le renforcement des capacités de stockage et de distribution des ressources, ainsi que l’amélioration des services médicaux dans les centres de santé et à l’hôpital Henry Dunant. Les comités locaux, désormais équipés et formés, jouent un rôle central dans la coordination des interventions. Ils assurent une présence continue dans toutes les régions, garantissant la mise en œuvre rapide et efficace des projets humanitaires.
La participation des communautés locales à la planification et à la mise en œuvre des actions contribue à la pertinence des interventions. La Croix-Rouge Camerounaise continue de coordonner ses actions avec les autorités locales et nationales, les ONG et les bailleurs de fonds. Ces collaborations visent à optimiser la couverture territoriale, la distribution des aides et l’utilisation des ressources disponibles.
La formation et la mobilisation des volontaires restent des axes importants. Ces derniers participent activement à la mise en œuvre des missions humanitaires, à la distribution des aides et à l’accompagnement des populations vulnérables. Le renforcement de leurs compétences contribue à améliorer l’efficacité et la rapidité des interventions.
Le second mandat met l’accent sur la planification à long terme et la continuité des actions. Les programmes de prévention, les interventions médicales et les projets communautaires sont évalués régulièrement afin d’ajuster les stratégies et d’assurer l’atteinte des objectifs fixés. Les zones prioritaires sont celles exposées aux inondations, aux conflits locaux et aux urgences sanitaires. Le renforcement du maillage territorial, l’équipement des comités locaux et le déploiement de systèmes d’alerte précoce constituent les principaux moyens pour améliorer la réponse humanitaire.
