Cette initiative s’inscrit dans un contexte où la moitié de la population camerounaise est âgée de moins de 18 ans et particulièrement exposée aux conséquences des conflits et des catastrophes naturelles. Les régions de l’Extrême-Nord, frappée par Boko Haram, ainsi que le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, en proie à une crise sociopolitique depuis 2016, sont particulièrement vulnérables. Certaines zones urbaines fragiles font également face à des défis sociaux et environnementaux importants. Dans le cadre de ce partenariat, les jeunes bénéficieront de formations pratiques sur les premiers secours, la gestion des catastrophes et la protection des droits de l’enfant. Des équipements spécifiques seront également fournis pour soutenir l’action communautaire et la protection de l’environnement. Ces actions visent à transformer les connaissances en compétences concrètes et mobilisables en situation de crise.
En soutenant l’engagement des jeunes et en renforçant les capacités des communautés, nous investissons dans des solutions durables qui protègent les droits des enfants aujourd’hui et construisent un avenir plus résilient pour demain
, a expliqué Nadine Perrault, représentante de l’Unicef au Cameroun.
Le protocole signé prévoit également l’implication des entreprises turques et de la diaspora camerounaise dans le financement et l’accompagnement des initiatives locales portées par les jeunes.
« Nous souhaitons soutenir des actions concrètes tout en mobilisant les entreprises et la diaspora pour promouvoir les droits de l’enfant au Cameroun »
, a déclaré Melih Çağatay Artunay, coordinateur de Tika au Cameroun.
Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique plus large de partenariats internationaux. Le Cameroun travaille avec l’Union européenne sur des programmes de résilience et de protection de l’enfance, avec la Banque mondiale sur le développement humain et les filets sociaux, et avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) sur la gouvernance locale, l’emploi des jeunes et l’adaptation au changement climatique. L’ensemble de ces actions montre la volonté du pays de bâtir un écosystème d’alliances au service de la jeunesse et de la résilience nationale. Ces initiatives s’inscrivent dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). Elles contribuent notamment à la réduction de la pauvreté, à l’accès à l’éducation et à la santé, à l’égalité de genre, à l’action climatique et au renforcement des partenariats internationaux.
En intégrant les droits de l’enfant dans les politiques publiques et en mobilisant les acteurs économiques et sociaux, le Cameroun entend promouvoir un modèle de développement plus inclusif et durable. Dans un contexte de crises humanitaires et climatiques de plus en plus fréquentes, ces alliances pourraient permettre de transformer la vulnérabilité en opportunités et de donner aux jeunes les moyens d’agir pour eux-mêmes et pour leur communauté.
