Ces accords ont été conclus avec ING Bank, Belfius Bank et Deutsche Bank. Objectif affiché : reconfigurer en profondeur le réseau de distribution d’eau de la capitale camerounaise afin de répondre durablement à la forte croissance démographique et à la pression croissante sur les infrastructures existantes.
Un projet structuré en trois lots techniques. Le projet de reconfiguration du réseau est articulé autour de trois lots complémentaires, couvrant notamment : la modernisation des canalisations principales, l’optimisation de la distribution secondaire, et le renforcement des capacités de desserte dans les zones périphériques. Cette approche modulaire vise à sécuriser l’acheminement de l’eau, réduire les pertes techniques et améliorer la continuité du service dans l’ensemble de la métropole.
285 000 m³ d’eau supplémentaires par jour injectés dans le réseau
Grâce à cette nouvelle phase d’investissement, 285 000 mètres cubes d’eau additionnelle par jour seront intégrés au réseau de distribution. Cette capacité supplémentaire bénéficiera directement à Yaoundé, mais aussi aux zones de soa et mbankomo, longtemps confrontées à un accès irrégulier à l’eau potable. Par ailleurs, le projet prévoit la réalisation de 30 000 nouveaux branchements, permettant à des dizaines de milliers de ménages d’être raccordés pour la première fois au réseau public.
Une continuité stratégique du programme PAIPIS
Cette opération s’inscrit dans le prolongement du PAIPIS, le vaste programme d’approvisionnement en eau potable à partir du fleuve Sanaga, officiellement inauguré en 2024. Après la phase de production et de transfert de l’eau, l’État camerounais attaque désormais le chantier crucial de la distribution urbaine, souvent considérée comme le maillon faible des politiques hydrauliques. Pour le gouvernement, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique d’amélioration durable des services sociaux de base. Elle contribue également à l’atteinte de l’Objectif de Développement Durable n°6 des United Nations, consacré à l’accès universel à l’eau potable. Au-delà de l’impact social, ce projet constitue aussi un signal fort envoyé aux partenaires financiers internationaux, illustrant la volonté du Cameroun d’investir massivement dans ses infrastructures structurantes, au service de la santé publique, de l’urbanisation maîtrisée et de la compétitivité économique.
