Le retour en classe intervient une semaine après les incidents qui ont secoué le lycée technique bilingue de Nsam, à la suite de la mort accidentelle d’un élève. Les événements avaient entraîné des dégradations matérielles et une interruption des cours. Face aux apprenants, les autorités éducatives ont privilégié le rappel des règles de vie collective, le respect des personnes et la responsabilité individuelle. En parallèle, une procédure disciplinaire a été engagée afin d’établir les responsabilités dans les actes reprochés à certains élèves.
Le respect au cœur du retour en classe
Dans la salle de conférence de l’établissement, la ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga, s’est adressée aux élèves dans un exercice de sensibilisation axé sur le respect des personnes et des autorités, ainsi que sur les conséquences des comportements violents.
Tu dois me respecter, tu dois respecter la personne assise en face de toi, tu dois respecter les autorités et tu dois respecter tout le monde, y compris ta petite sœur ou ton petit frère,
a-t-elle déclaré aux apprenants.
Le message vise à rappeler les exigences du vivre-ensemble dans un établissement scolaire, où les tensions ne peuvent se régler par la violence. La sensibilisation porte également sur la nécessité de poursuivre l’année scolaire dans un climat propice aux apprentissages, malgré les événements qui ont perturbé le fonctionnement du lycée.
Onze élèves devant le conseil de discipline
En parallèle de cette séance, le conseil de discipline s’est penché sur la situation de onze élèves mis en cause dans les actes de vandalisme du 21 octobre. La séance s’est déroulée en présence du ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou.
Prenant la parole, ce dernier a fermement condamné toute volonté de vengeance liée au décès de l’élève. Il a notamment déclaré :
Le fait d’être dans un lycée technique ne vous donne pas le droit de devenir des assassins. Vous ne pouvez pas décider de venger la mort de votre camarade en voulant tuer des enseignants dans votre établissement simplement pour avoir le sentiment d’avoir obtenu réparation.
Cette déclaration souligne la gravité des comportements dénoncés par les autorités et rappelle que la perte d’un camarade ne saurait justifier des violences contre les enseignants ou d’autres membres de la communauté éducative.
Une décision disciplinaire encore attendue
L’examen des faits s’inscrit dans une procédure administrative qui doit suivre les différentes étapes prévues avant toute décision définitive. Selon les informations recueillies auprès de sources proches du dossier, la décision finale concernant les onze élèves n’était pas encore connue à l’issue de la séance.
En attendant, la reprise des cours constitue une étape importante pour le fonctionnement de l’établissement. L’encadrement éducatif et la sensibilisation sont mobilisés pour rappeler les règles de discipline et prévenir de nouveaux débordements.
le retour en classe ne marque pas seulement la fin de plusieurs jours d’interruption des enseignements. Il ouvre aussi une phase de rétablissement du cadre scolaire, alors que les suites disciplinaires des événements du 21 octobre restent attendues. La poursuite des cours et le traitement administratif du dossier devront désormais évoluer parallèlement, dans le respect des règles applicables et des responsabilités de chacun.

