Dans le cadre du Programme national de modernisation des quartiers informels de masse, l’Etat namibien a accordé une somme de 4,3 millions $. Ce montant doit servir à la construction de 200 logements dans la municipalité de Walvis Bay. L’objectif du programme étant de fournir des logements décents aux personnes à faibles revenus, cette enveloppe vient améliorer les conditions de vie des populations et lutter contre le manque des habitations dans la région. Pour la construction de ces 200 logements, l’aménagement sera fait sur le site de Farm 37 de Walvis Bay. Sur le plan national, une initiative en faveur de l’habitat abordable est lancée. D’après les autorités, le projet s’étendra sur deux mois. Face à la crise de logements qui sévit en Namibie, le ministère en charge du développement urbain et rural envisage au travers du conseil municipal, construire 1250 logements. Dans cette mouvance de construction, la municipalité de Walvis Bay a investi 6 millions de dollars supplémentaires pour l’installation des infrastructures de base telles que l’eau, l’assainissement, l’électricité afin d’assurer la bonne fonctionnalité des habitations qui seront construites.
Un défi nécessaire à relever
Malgré tous ces projets en cours, l’entreprise nationale pour le logement mentionne que la Namibie fait face à un déficit crucial de 300 000 logements. Comme défi, l’entreprise envisage donc construire en moyenne 8 000 logements sur cinq ans. Un chiffre qui ne représenterait qu’une infime part des besoins réels. Selon Sara Mutondoka, la maire adjointe de la municipalité Walvis Bay, ce projet marque une étape importante vers la fourniture de logements décents et abordables aux résidents à faibles revenus. Les autorités ont fait un choix stratégique, celui de mobiliser des entrepreneurs locaux, promouvant la création d’emplois et le transfert de compétences dans la région. En rappel, au mois de mars dernier, c’était le tour de la ville de Windhoek. Le conseil municipal s’était fixé l’objectif de fournir 12 000 logements pour une valeur estimée à 2,7 milliards de dollars namibiens. Ceci devait s’accomplir durant la période du plan stratégique quinquennal de la ville allant de 2022 à 2027. En ajout, la ville avait émis le besoin d’installer 2 000 caméras de vidéosurveillance pour surveiller les activités criminelles et garantir la sécurité des résidents et leurs biens.
