Dans un communiqué radio-presse signé le 17 février, la ministre, Marie-Thérèse Abena Ondoa, dit avoir appris avec consternation le meurtre des trois enfants « de la main de leur propre génitrice », suivi du suicide de cette dernière. Elle condamne des actes qui portent atteinte « à la vie, à la dignité et aux droits fondamentaux de l’être humain en général et de l’enfant en particulier », tout en présentant ses condoléances à la famille durement éprouvée.
Des pistes évoquent une profonde détresse
Si l’enquête judiciaire suit son cours pour établir les circonstances exactes de cette tragédie, des témoignages recueillis dans l’entourage familial évoquent un climat de fortes tensions conjugales. La mère aurait traversé une période de grande fragilité émotionnelle, marquée par des soupçons d’infidélité visant son conjoint, souvent absent pour des raisons professionnelles.
Selon certaines sources de proximité, elle aurait exprimé auparavant des propos inquiétants, laissant transparaître un mal-être profond. Ces éléments, qui restent à confirmer officiellement par les autorités compétentes, orientent vers l’hypothèse d’une détresse psychologique sévère, possiblement aggravée par un sentiment d’isolement.
Prévenir l’irréparable
Au-delà de l’émotion, le MINPROFF en appelle à la responsabilité et à la vigilance de tous afin qu’aucun enfant ne soit plus jamais victime d’infanticide. Le ministère réaffirme l’engagement « sans faille » du gouvernement à assurer la protection des enfants et le respect de la dignité humaine.
Ce drame agit comme un signal d’alerte social. Il interroge sur la prise en charge des troubles psychologiques, l’accompagnement des couples en difficulté et la capacité des communautés à détecter les signaux de détresse avant qu’ils ne se transforment en tragédie.
Car derrière ce fait divers dramatique, c’est toute la question du soutien aux familles vulnérables qui est posée.
