Le délibéré est tombé ce mercredi 18 mars 2026. La juridiction a déclaré Dagobert Nwafo coupable de l’assassinat du jeune Mathis, des faits survenus le 10 mai 2025 au quartier Ngoa-Ekellé à Yaoundé. La peine capitale a été prononcée, conformément aux réquisitions du ministère public.
Les faits remontent à la journée du 10 mai 2025. Selon les éléments établis au cours de l’enquête et confirmés à l’audience, une dispute éclate entre l’accusé et le père de l’enfant dans le quartier Ngoa-Ekellé. Plus tard, Dagobert Nwafo se rend au domicile familial.
À l’intérieur de la concession, le jeune Mathis, âgé d’environ cinq ans selon les éléments du dossier, est atteint de plusieurs coups portés à l’arme blanche. Grièvement blessé, l’enfant succombe à ces atteintes. Les constatations médico-légales présentées devant la cour ont confirmé que le décès est consécutif à ces coups.
L’intervention des enquêteurs a permis de recueillir des témoignages et de procéder aux premières constatations sur les lieux du drame. Ces éléments, associés aux expertises, ont contribué à établir le déroulement des faits et à identifier l’auteur présumé.
L’instruction de l’affaire a suivi les étapes prévues par la procédure pénale camerounaise. Le juge d’instruction a mené des investigations approfondies avant de renvoyer Dagobert Nwafo devant la juridiction de jugement. Au cours des audiences, les débats ont permis d’examiner les faits et de situer les responsabilités.
Au moment du prononcé du verdict, la famille du jeune Mathis était présente dans la salle. Depuis l’ouverture de la procédure, elle suivait les différentes étapes dans l’attente de la décision judiciaire. Le jugement rendu met un terme à près d’une année de procédure.
Le tribunal a condamné Dagobert Nwafo à la peine de mort par fusillade. Il a également été condamné à verser une somme de 500 millions de francs CFA à la famille de la victime, au titre des dommages et intérêts.
Au Cameroun, la peine de mort demeure prévue par la loi pour certaines infractions graves, notamment l’assassinat. Toutefois, elle n’est plus appliquée depuis plusieurs années, les condamnations étant généralement suivies de mesures de commutation.
Avec ce verdict, la juridiction met un terme à la phase de jugement, après avoir établi les faits et les responsabilités dans cette affaire.
